Un peu de chèvre-feuille grimpe au mur et du linge en descend. Les façades s'effritent, mais dans le plus humble rio se glisse, à une certaine heure qu'il faut surprendre, un soleil qui biaise heureusement avec la misère. Et la misère dorée, ce n'est déjà plus la vraie misère. Les odeurs tristes d'une eau glauque invitent à des fêtes mélancoliques, à des retours au passé glorieux. © Venise que j'aime Michel DEON de l'Académie Française
jeudi 21 février 2013
Rio San Stae
Le lendemain matin.... Le brouillard a disparu, je reviens sur mes pas. Les fantômes ont disparu !
Heureusement à Venise rien ne dure trop longtemps et ce qui avait échappé à mon regard se laisse voir.
Je peux à nouveau contempler toute sa beauté : le rose des briques, le turquoise de l'eau et
ces petites fleurs jaunes qui s'étaient dérobées derrière le voile trouble de Nebbia.
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Tout aussi charmant!
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