mercredi 26 novembre 2014

Torcello comme abandonnée...




















En quittant Burano, le ciel devient plus sombre, mais il ne pleut pas. En accostant sur les fondamente de Torcello, les petites maisons colorées éclaircissent l'horizon,
Je croise quelques chats qui ne daignent pas me regarder, celui-ci qui est lui aussi occupé à observer quelque chose que je ne vois pas, se retourne pour une petite photo.
L'automne s'est installé dans le jardin de l'antiquaire, Giardino Del Rigatier, quelques fleurs parmi les sculptures surgissent, des grappes de raisins sèchent sur leur fil, ainsi que quelques roses le long de la grille...
Un peu plus loin, la petite porte du Palazzetto, joue à cache-cache derrière son long manteau rouge de feuilles.

lundi 24 novembre 2014

Torcello abandonnée












J'avais encore en tête la merveilleuse lumière que j'avais trouvée ici au printemps.
La petite maison rose se mirait harmonieusement dans l'eau de la lagune.
Aujourd'hui, seuls le ciel morne et les paline enlacées  s'y  noient sombrement.
La tranquillité qui règne sur le lieu est vite perturbée par les voix bruyantes de deux ouvriers qui s'interpellent, l'un en haut du campanille, l'autre, en bas, sur le chantier de restauration (qui s'éternise) autour de  la basilique Santa Maria Assunta...
Je prends le petit sentier qui contourne l'édifice et en poussant un peu plus loin mon investigation parmi les hautes herbes, je découvre un petit rio.
Je ne sais pas trop où je suis, j'aperçois au loin  le clocher penché de l'église de Burano, San Martino.
Il est temps que je rebrousse chemin, avant de me perdre complètement dans ce lieu oublié de tous !


samedi 22 novembre 2014

Torcello autrement

La lumière aujourd'hui sur la lagune est tellement épuisée que le blanc du ciel et de l'eau n'est qu'une absence de couleur, et contre la lumière, le vert des feuillages et le noir et la brique une seule obscurité cendrée. Là où frappe le soleil - mais peut-on parler de soleil, dans cet éclat diffus de métal blanc ? - sortent des couleurs de paille et de rouille, et des violets exsangues et des gris : la terre, les troncs des figuiers, les briques desséchées. Le noir n'existe que par l'élégante minceur de certains traits : le profil des îles lointaines, les herbes au bord de l'eau. Le blanc, seulement par calcination.
Tout cela apparaissait, vers midi, comme sous une bruine de lumière qui en estompait la dureté.
(extrait du Carnet vénitien de Liliana Magrini)


























11 novembre ...
Venise toujours pluvieuse, une acqua alta est prévue sur les coups de midi Piazza San Marco
où je vais traîner mes bottes, un petit moment...
Un rayon de soleil me tente beaucoup. J'aimerais revoir Torcello,  mais avec ses couleurs d'automne, peut-être avec une légère brume.
Direction les Fondamente Nove pour prendre le vaporetto qui m'emmène vers Burano et aussitôt vers Torcello.
Peu de monde, un accordéoniste perdu sur le chemin du ponte del Diavolo, joue un air qui me trotte dans la tête, je fredonne l'air, cherchant les paroles.
Il fait de plus en plus sombre, mais il ne pleut pas, je suis un peu déçue, les Tamaris qui envahissent l'île conservent ce vert un peu morne et les tons dorés que j'espérais ne sont pas là !
C'est en reprenant le chemin du retour que je découvre un petit chemin dérobé, juste derrière la Locanda Cipriani, et un autre canal qui se faufile dans la lagune. Le ciel s'éclaircit, quelques touches de bleu s'infiltrent entre les nuages.
Le jour commence à décliner, je rejoins un peu plus loin le ponte Del Diavolo où je traverse pour reprendre la strada del Rosina ...