dimanche 22 mai 2016

Le cloître de Sant'Elena













C'était la première fois que je m'aventurais aussi loin, après le rio del Giardini et les pavillons de la Biennale d'Arte...
Agréablement surprise par cette balade effectuée au mois de novembre 2015, dès le pont franchi, je pénètre dans une autre Venise qui m'enchante. Je longe deux belles rangées d'arbres, aux couleurs d'or, Viale Quattro Novembre et j'aperçois le Bacino San Marco sous les pins du Parco delle Rimembranze, le Lido au loin.
De jolies maisons bordent ces allées et rendent le lieu paisible, coloré et harmonieux.
Arrivée au rio de S.Elena, je prends la viale Piave, puis un peu plus loin, je traverse par un  petit pont entre le stade et l'école militaire, qui m'emmène jusqu'à l'église et le couvent S.Elena.
Malheureusement l'église et cloître sont fermés, je suis déçue, je fais quelques vues à travers les grilles, le jour tombe...


L'église Sant'Elena sur l'île du même nom, cette île abrita un monastère dès 1175 et un hospice.
L'église fut bâtie en 1205, dédiée à Sainte Hélène, dont le corps (supposé) fut ramené de Constantinople en 1211 (et transféré plus tard à Rome). 
En 1806, le monastère est fermé par Napoléon, transformé en grenier à grains et les oeuvres dans l'église éparpillées un peu partout. 
En 1928, le portail original de l'église, d'Antonio Rizzo, déplacé à Sant'Aponal, fut remis à sa place. 
Après la désacralisation de 1806, le couvent des Olivetani a été en partie démoli. 
Il n'a été restauré qu'après que l'église soit rendue au culte. De l'ancien couvent, il reste un cloître du XVe siècle sur trois côtés, attenant à l'église, sous forme d'une loggia à arcs arrondis et linteaux. 
Un puits du XVIIIe siècle se trouve au centre du cloître.
L'île abrite aussi l'école militaire des Officiers Francesco Morosini

dimanche 8 mai 2016

Dans la douceur de Venise


Merci à mon amie Cleia qui est à Venise en ce moment et qui partage ce petit coin que tous les amoureux de Venise reconnaîtront facilement....

dimanche 3 avril 2016

À la recherche de la Venise de Serge Bassenko

Fenêtres vénitiennes

Texte d'Eléonore Mongiat
Photographies de Serge Bassenko


Venise est une des rares villes au monde... qui se fiche pas mal de la symétrie ! Elle met des fenêtres là où elle en a besoin, sans s'occuper de savoir si elles sont alignées, si elles ont la même taille, ou la même forme.




Pourtant, elle aime montrer de belles façades toutes décorées - celles qui étaient faites pour recevoir les hôtes et les marchandises - avec balcons sculptés et gracieuses ogives.




Mais le mur de briques réapparaît juste après le coin ; les fenêtres y sont plus simples, sans doute, mais tout aussi vivantes.





À Venise, les fenêtres sont faites pour se parler d'une maison à l'autre, pour étendre son linge, pour remonter la corde avec le petit panier que les grands-mères du voisinage ont garni de friandises.




Autrefois, les volets étaient ouverts et les mamans accoudées appelaient leurs enfants qui jouaient sur la place, ou elles discutaient avec la voisine du prix des courses, ou les papas donnaient de la voix au sujet de la barque qu'il fallait écoper après la pluie.




Et la plus élégante comme la plus humble des fenêtres avait ses pots de fleurs,





ou ses petites cages avec des oiseaux tout gais, ou de petits moulins à vent pour enfants qui tournicotaient avec un léger froufrou.




Dans les petits canaux, les fenêtres sont souvent presque à ras de l'eau, ou aujourd'hui à ras de terre quand le canal a été comblé. C'est là que l'amoureux venait sans bruit accoster sa barque et gratter au carreau de sa belle pour de tendres confidences.




Les fenêtres regardent avec bienveillance les petites cours intérieures, leur puits où on allait puiser l'eau et papoter avec les voisines, 



et les jardinets feuillus où se cachent parfois d'amicales statues.



Les notes mélancoliques d'un piano caressaient le petit canal et les maisons, et s'envolaient au milieu des éclats de voix et de rires vers le carré de ciel lumineux qui se découpait entre les toits.




Aujourd'hui, les fenêtres sont fermées. Les Vénitiens d'autrefois ne sont plus dans leur ville ou n'ont plus l'âge de dévaler les escaliers pour retrouver les copains et rire de leurs jeux. La marée vient et s'en va, un autre monde est là.





Envie de prolonger encore un peu la promenade ? Venez flâner parmi les photographies de Venise de Serge Bassenko, et découvrir la vie qui se cachait derrière les fenêtres vénitiennes dans son roman  " Il pleut, Venise en 1973 "  : 


Texte © Eléonore Mongiat
Photos © Serge Bassenko


vendredi 26 février 2016

Corte Petriana








Une petite cour qui ne se trouve pas facilement et pourtant à deux pas du flot incessant de la foule qui passe non loin de là, via le Campo S'Polo. En tous les cas, elle mérite vraiment le détour.
Le blason des Petriani, famille originaire d'Ombrie, un arbre prenant racine dans une demi-lune.
Cette famille devint vénitienne à part entière en 1396, en la personne de Jacopo Petriani qui acquit le titre de citoyen vénitien. Un joli puits en pierre d'Istrie où l'on retrouve le blason.
En 1651 a été érigé un petit théâtre "teatro nuovissimo de S'Aponal" qui a eu très peu de succès, neuf représentations seulement.

mercredi 20 janvier 2016

San Pietro di Castello







 






Malgré le temps maussade, rien ne gâche la douceur et la tranquillité du lieu. 
Il fait toujours bon flâner dans l'île de San Pietro di Castello.
Tout ici est plaisir des yeux, couleurs, reflets, on a l'impression d'être à la campagne, et c'est avec 
plaisir que je reviens toujours dans ce petit coin loin de la foule.

J'ai retrouvé cette vieille photo dans mes archives, c'était la première fois que je découvrais l'île, modeste mais tellement attachante.


©Ange Mozziconacci

vendredi 15 janvier 2016

Du côté de la Madalena

À Venise, on est difficilement malheureux et facilement heureux.
Je ne faisais rien de particulier, je ne travaillais pas, je n'allais ni dans les musées, 
ni dans les églises et mon temps passait délicieusement. J'errais à travers les rues...
Henri de Régnier, les cahiers

 


 




La foule est là à deux pas, mais ici le long du rio de la Madalena, on a l'impression d'être seul(e).
Comme toujours le linge sèche au-dessus de la barque à la tortue Bissa-Scuela.
Le sotoportego de le Colonete est déserté, il ne fait pas assez chaud pour prendre son repas à l'une
des petites tables, comme habituellement à la belle saison.