mercredi 13 février 2013

De l'autre côté de la carte postale

" Venise est maintenant une sonnerie qui tinte sans cesse dans un palais désert."
Cocteau










À chaque fois que je pénètre dans l'ancien cloître, puis ex-caserne Sanguinetti  et aujourd'hui occupé par de modestes habitations, c'est pour trouver une " Sulle apparenze ", une autre histoire derrière la carte postale !
Je distingue, à peine,  une barque qui attend sagement de prochaines promenades dans la lagune toute proche, là derrière les murs, invisible, envahie par une brume opaque et dense.
Dans la pénombre l'escalier se dérobe derrière un voile blanc.
Approchons-nous ...



lundi 11 février 2013

D'une rive à l'autre







Continuons notre promenade, pénétrons plus loin dans notre rêve éveillé.
Le pont se laisse encore deviné,  nous allons rejoindre l'Isola de S.Piero pour devenir à notre tour les fantômes du lieu...
Sur l'autre rive, je m'engage sur une passerelle, large comme un pied, j'ai l'impression d'être une funambule,
pour m'approcher au plus près et distinguer ce qui se passe derrière le voile.

samedi 9 février 2013

Brumes dorées....

" C'est l'incertitude qui me charme. Tout devient merveilleux dans la brume."
Oscar Wilde






En m'éloignant du Rielo pour rejoindre le campo Ruga, les ruelles s'animent, le brouillard se fait plus nébuleux, je croise des Vénitiens qui vont et viennent, puis disparaissent subitement.
Je ne suis plus seule.
Une lumière particulière, comme un rayon de soleil, attire mon regard, je m'engage dans la calle del Terco.
En avançant, je m'aperçois que c'est le mur jaune de la maison au bout  de la calle qui donne cette clarté subite et lorsque j'arrive sur le petit campiello, l'horizon est totalement bouchée le canal est envahi par une épaisse brume.
San Piero n'est qu'une ombre sombre qui se dérobe au regard.
Un fantôme sur un bateau, la silhouette d'un homme qui bricole ...

Bon Week-End à tous

vendredi 8 février 2013

Le long du Rielo : déshérence


[...]  Portes rugueuses et de guingois qui sont les âmes ridées, closes sur leur histoire. 
Les couleurs passées parlent de leur dénuement, les gonds délabrés de ceux qui ont vécu.[...]
Seuils crevassés, chambranles fissurés qu'éveille un trait de lumière - que signifie leur mémoire  rongée 
par la tendresse et l'exil ? Surfaces écaillées où la vie perdure dans le demi-sommeil du possible, les tavelures de la ferraille, les graffiti. Profondeurs ancestrales où le hasard et le temps ont tramé pour nos yeux des veines et des sillons infinis de rêverie... Bernard Neau, Venise Miroir des Signes









Presque seule, mais pas tout à fait, j'entrevois quelques silhouettes fantomatiques derrière le rideau brumeux, un moment je reste à contempler la porte bleue disloquée...
L'eau du Rielo offre ses tons les plus glauques, le niveau de l'eau est au plus bas, les marches lépreuses et glissantes, sont des ombres qui errent entre les deux rives.
Les Vénitiens, chez eux vivent tranquilles leur "autre temps" reliés par des passages secrets.
à suivre...

jeudi 7 février 2013

Vers le Rielo

... Autour des murs de l'Arsenal bruissent les ruelles d'une autre Venise, à l'écart des circuits touristiques.
Ouvriers des chantiers, pêcheurs, mais aussi contrebandiers ont tour à tour peuplé le quartier de Castello, resté populaire à travers les siècles...
Aujourd'hui, cette foule bigarrée a laissé la place à une atmosphère plus paisible, celle d'un village authentique, où la brise marine vient balancer le linge suspendu entre les maisons colorées. Les abords de l'isola di San Pietro, d'où surgit l'ancienne cathédrale de Venise, totalement désertés, plongent le visiteur égaré dans un autre monde, où le rêve d'une Venise pour soi seul devient réalité...
(extraits de la Porte de la mer, Venise les itinéraires avec Corto Maltese)






Moi aussi je vais m'égarer dans les ruelles, bientôt la Nebbia sera plus dense comme si je m'enfonçais plus profondément dans mon rêve éveillé ...

mercredi 6 février 2013

Rio de la Tana

Venise unique, mystérieuse et insaisissable.
J'ai l'impression d'être dans un rêve en me promenant par ses ruelles noyées dans la Nebbia.
Un moment je reste sur le pont et je contemple les eaux sans fond du Rio.
Il n'y a que le ciel pour aimer s'y perdre aujourd'hui !
Où est la vérité, où est le mensonge dans ces miroirs magiques ?
Je remonte mon col et continue ma balade, toujours plus loin,
m'enfonçant dans l'épaisse brume glacée.
Venise se dérobe et disparaît dans les ombres de l'hiver.
©VenetiaMicio






Rio et Fondamenta Della Tana : d'où vient le mot Tana ?
Juste derrière la via Garibaldi, le Rio et la Fondamenta della Tana longent les murs sud de l'Arsenal.
Le mot Tana vient de la ville La Tana, à l'embouchure du fleuve Tanai, actuel Don, en Russie, qui était une colonie marchande vénéto-gênoise où les Vénitiens se procuraient le chanvre pour la fabrication des cordes des navires de l'Arsenal. (source Venise Insolite et Secrète, Jonglez)

mardi 5 février 2013

Apparition Divine

La porte s'ouvre sur le canal San Boldo.
Un long rideau séchant à l'étage supérieur s'abandonne aux caprices du vent.
Insolente la brise matinale taquine le voilage qui, par instant, dissimule au regard le puits du campo au loin.
Le léger tissu blanc s'illumine, transpercé par un audacieux soleil de novembre.
Ses rayons creusent dans la pénombre de la porte d'eau une multitude de petits sillons striant l'air de divines lumières. (texte et photo © Cleia)


ApparitionDivine©Cleia2011

Comme me disait Cleia, il y a des moments bénis (clic) et , est celui-là en fut un que nous avions partagé lors d'une balade matinale... Son attente l'a gratifiée par cet instant magique !

dimanche 3 février 2013

L'Atelier de Muriel Balensi & de Dominique Brunet

Demain lundi 4 février 2013 sur France 2,
pour ceux qui se lèvent tôt, un petit reportage qui passe dans l'émission Télé Matin,
Muriel et Dominique sont interviewées dans leur nouvelle boutique de S'Barnaba.
Puis pendant le Journal de 13 heures.



quelques créations ...

 Mes nouvelles perles créées par Muriel



quelques créations prises dans l'ancienne boutique...


Faites un petit tour chez Per l'amore di Venessia, son billet du jour parle des deux amies :
http://perlamoredivenessia.blogspot.fr/2013/02/rodolfo-valentino-au-danieli.html

samedi 2 février 2013

Du côté de Via Garibaldi....



Je reprends ma balade, abandonnée depuis quelques jours, près des deux sotoportegi de le Colone. 
Le brouillard commence à se faire de plus en plus dense. Maintenant,  je vous entraîne  vers la statue de Garibaldi et ensuite nous poursuivrons notre promenade vers l'Isola de S.Piero... 









La statue d'un fantôme...

   En 1921, un certain Vinicio Salvi, qui se promenait dans les jardins proches de l'actuelle Biennale, arriva à hauteur de la statue de Garibaldi et sentit subitement un coup violent sur le bras qui le fit tomber à terre. En se relevant, il vit une "ombre rouge" s'éloigner.
   Racontant son aventure à ses amis, ceux-ci se moquèrent de lui, lui rétorquant que les seules ombres qui existaient étaient celles qui sortaient du bar tout proche (en vénitien, une "ombra" est un petit verre de vin rouge).
   Une semaine plus tard, pourtant, l'ombre rouge se manifesta à nouveau, toujours aux abords de la statue de Garibaldi, auprès d'un couple d'amoureux, puis d'un pêcheur qui revint même chez lui avec une bosse. On s'inquiéta donc un peu et les vigiles furent envoyés sur les lieux. Arrivés près de la statue, ils furent projetés en arrière et l'ombre rouge se matérialisa devant eux : ils virent alors un partisan de Garibaldi en chemise rouge.
   Un habitant du quartier le reconnut alors : il s'agissait de Giuseppe Zolli, mort peu de temps auparavant. Né en 1838, celui-ci avait promis à Garibaldi, pendant l'expédition des 1000 de le surveiller même après sa mort. Pris d'un élan de sympathie pour l'apparition, les habitants du quartier firent ériger une statue en bronze de Giuseppe Zolli qui surveille et protège donc le général.
   Les apparitions de l'ombre rouge cessèrent immédiatement.
(Venise Insolite et Secrète JONGLEZ)   

Bon Week-end à vous !

vendredi 1 février 2013

Campo S.Cassan






Il est tard,  je regagne ma demeure au bout du rio. Quelques images du campo et de ce lieu qui me plaît toujours autant, même après tant d'années.
Tout est paisible, je ne suis pas fatiguée, j'aimerais continuer mes déambulations mais il faut être raisonnable je ne suis là que depuis quelques heures et il faut recharger les batteries, au sens propre comme au sens figuré !
À demain pour une autre balade.