mercredi 2 mars 2011

PEINTURES VENITIENNES

Vente aux enchères à Paris le 30 mars 2011
Dessins Anciens et du XIXe siècle


Giacomo Guardi 1764-1835
Vue du Palais des Doges et de la Riva dei Schiavoni
et vue de San Giorgio Maggiore Venise
2 gouaches faiasant pendant
estimation 10.000/12000€


Giacomo Guardi 1764-1835
Vue de la Place Saint Marc
et de la Piazetta, Venise
2 gouaches formant pendant
localisées et signées
estimation 12000/15000€


Ecole vénitienne du début du XIXe siècle
Trois vues de Campi à Venise
plume et encore brune, lavis gris
estimation 1000/1200€

Il y a 6 lots de Giacomo Guardi à la vente.
Il y a même un Giovani Battista Tiepolo (1696-1770)
La Sainte famille, estimation 50.000/60.000€

lundi 28 février 2011

BUONASERA

" Reflet taciturne de l'autre rive, le silence se voit.
L'esprit est apaisé, serein, transporté dans un monde où le temps semble avoir moins de prise , où l'on sait encore s'arrêter, regarder, écouter ce silence ."
Jean-Paul Sartre

UNE BELLE JOURNEE EN PERSPECTIVE...




©Catherine Hédouin
Voilà, elle est là merveilleuse, elle vous attend !
Bon séjour à Catherine, à Danielle et à tous les autres...

dimanche 27 février 2011

L'ESPRIT DU CARNAVAL

©Catherine Hédouin

©Catherine Hédouin

L'esprit du carnaval ...
L'évènement me faisait peur. À cause de la foule qu'il drainait, tout d'abord, alors que j'aime jouir d'une cité livrée aux ombres du passé, à ses habitants au parler haut en couleur, ou encore aux chats silencieux et éloquents. Peur aussi du côté mondain que la manifestation sous-entendait. Et puis, sans en être tout à fait conscient, par une inquiétude diffuse que la simple évocation des fêtes du carnaval faisait naître en moi, comme s'il s'agissait de goûter à un cocktail dangereux, trop savoureux pour ne pas être nocif, voire capable de créer une dépendance. Une sorte de pressentiment me retenait d'aller juger par moi-même, une hâte de fuir Venise me saisisait avant que la fête commence, pour n'y retoruner qu'après, aux premiers jours du printemps.
Venise, carnaval secret, Robert de Laroche

samedi 26 février 2011

C'EST PARTI ! LE SPECTACLE EST DANS LES CALLI...

Sous le masque...

Dissimuler ses traits sous un masque n'est pas une action sans conséquences. C'est le sésame, pour bien des participants du carnaval, qui leur permet de laisser filtrer une partie invisible de leur personnalité. Jusqu'au regard des personnes que vous connaissez bien et qu'il est impossible de reconnaître, car le contour du masque n'épouse jamais la forme de leurs yeux. Mais attention ! Entre provocation, timidité et mystère, le recours à la mascarade vous entraînera probablement plus loin que vous n'osiez l'imaginer...
(Venise, carnaval secret, Robert de Laroche)


carnaval 2010 ©Catherine Hédouin

carnaval 2010 ©Catherine Hédouin

carnaval 2010©Catherine Hédouin

carnaval 2010©Marisol

Le carnaval de 2008, celui de 2010 ou l'histoire d'une rencontre...
Pendant la fête, on se croise, on voit les mêmes choses mais on ne se connait pas !
Puis un jour, au fil de nos images, on fait connaissance à travers un blog.


vendredi 25 février 2011

QUE LA FÊTE COMMENCE

D'un carnaval à un autre, quelques jolies photos de Catherine, en attendant les prochaines, patience...


photos carnaval 2008©Catherine Hédouin

En 2008, le Carnaval se déroulait très tôt, ces photos ont été prises le jour de la Chandeleur, le 2 février, il avait plu toute la journée... La veille, je passais près du Sotoportego, aucun masque, aucun costume aux couleurs de feu, le hasard n'a pas voulu que je rencontre Catherine ce jour là !
La fête était dans les calli, sur les campi et sur la Piazza depuis une semaine déjà !
Une envie folle de la revoir...depuis combien de temps n'étais-je plus retournée à Venise ? Je trouvais le prétexte de la faire découvrir à une amie, pourquoi pas à ce moment-là après tout, pour une première fois n'était-ce pas une belle rencontre ?
Je m'accordais donc quelques jours à la sauvette en milieu de semaine, en plein hiver, Venise nous offrait une lumière rosée, brumeuse, pluvieuse, mais devenait si intime dès que l'on quittait les abords des festivités, des défilés, du Florian, des Procuratie, du Molo, de S'Marco...

jeudi 24 février 2011

DANS LE LABYRINTHE DES RII...

" Le charme de Venise contente tout caprice. Et moins l'on sait où l'on va, plus l'issue a de grâce, le plaisir s'y parant de la surprise." André Suarès



photos©Catherine Hédouin
[...] Tout commence et finit à Venise, île-ville dont l'enceinte est composée de murs d'eau dissimulant les Sept Portes permettant de se faufiler (mais encore faut-il trouver la clef) dans l'invisible. Ici, Hugo s'efface derrière Corto, qui consent à jouer pour nous le rôle de guide, ce loup de mer est un poisson pilote, un détecteur de métaux précieux, la tête chercheuse filant, torpille émerveillée, vers les galions chargés du pactole de la Mélancolie. Corto Maltese traque de signe en signe la "Clavicule de Salomon", émeraude magique gravée de formules cabalistiques dont la connaissance permettait le dialogue avec les esprits ; la "clavicule" représente une espèce de sésame susceptible d'éluder les obstacles s'opposant à la progression du rêveur éveillé en direction de l'Oeuvre au Rouge, le point où l'or se mue en Soleil. De la calle del Sangue à la Punta Magica (la Dogana) en passant par le pont des Equarrisseurs ou le chemin des Dames aux Cheveux bouclés, tous les itinéraires se chargeront ainsi d'un contenu ésotérique.[...]
Corto Maltese dans le labyrinthe, extrait du "Piéton de Venise" de Marc Alyn.

mercredi 23 février 2011

L'ÂME DE VENISE

" Tout ce qui touche à Venise est ou était extraordinaire.
Son aspect ressemble à un rêve, et son histoire à un roman ". (Byron)


photos ©Catherine Hédouin

[...] La voix s'est tue sur la barque sombre qui continue d'errer par le dédale des canaux. La voix s'est tue, puis elle recommence son chant moqueur et passionné. Parfois la péotte s'arrête et nos gondoles se rapprochent. Il y a , à Venise, des carrefours d'eau où les canaux se croisent et forment des places marines. En voici une où nous faisons halte. La voix charmante y résonne et y répète les charmantes mélodies qui s'appellent la Biondina in gondoletta ou Avvertimento, et celle qui commente des vers de Pagello et celle qui s'intitule La nott'è bella et qui se termine par une longue plainte toute orientale où s'expriment toute l'étendue et toute la mélancolie de la lagune, et cette autre, si gaie, si vive et dont le refrain semble soulever son masque pour montrer l'éclat, si jeune, de son rire. Chacune d'elles est un peu de l'âme de Venise, de la Venise du Carnaval, de la Venise d'autrefois, de la Venise de jadis, celle d Musset et de George Sand, la romantique à laquelle nous nous étions promis de ne pas céder et à laquelle nous nous abandonnons en cette douce nuit de rêverie et de musique.[...]
Henri de Régnier, L'Altana ou La Vie vénitienne, 1899-1924
extrait de la sérénade de Reynaldo Hahn, dans Venise entre les lignes , Musique et sérénades

mardi 22 février 2011

UN PEU DE DOUCEUR AVANT LA FÊTE...


©Catherine Hédouin

Après l'opacité trouble qui semblait avoir établi ses assises définitives sur la ville, on a été saisi, ce matin, par le pur éclat d'une clarté froide, sous un ciel distant. Une netteté bleue, tranchée au couteau, dans le contour des maisons. Seulement sur la Riva battue par le vent, au-dessus du silex aveuglant, des palais en barrettes blanches. Les vitres rasées par la lumière sont dures comme des plaques de métal. Les flaques de pluie, qui demeuraient, au premier matin, dans les creux du pavé, luisaient comme des éclats de lune sur une mer froide.

Liliana Magrini, Carnet vénitien.



lundi 21 février 2011

EN ATTENDANT PRIMAVERA VENEZIA

©Catherine Hédouin


À VENISE...


Un beau jour, au printemps,
quand la lagune sera calme, et que la fraîcheur d'une dernière pluie couvrira ton corps d'un voile brillant
je reviendrai...
Et là, mon rêve pourra recommencer au milieu de tes ruelles
autour de tes églises, et le long de tes canaux...

Je reviendrai vers toi, vivante, rescapée des jours languissants et des semaines d'un hiver "prison"
pour renaître sur la terre Sacrée...
au coeur de ta beauté.

Et quand, embarquée sur le dernier vaporetto du soir, j'entendrai l'exclamation familière : Prossima fermata : Rialto !
j'irai m'asseoir au bord du quai, sous les arcades désertes de ton marché endormi...

Venise d'hier, Venise de toujours
je reviendrai un jour de printemps,
après la pluie, te respirer...

Je reviendrai t'aimer.

Gabrielle.S (2006)
vous aviez pu lire ce joli texte de Gabrielle, porté en commentaire du billet du 13/02/11 Venise à l'infini...Merci à elle, et en attendant (un peu en avance) le printemps vénitien...Belle journée à tous !